La vérité sur te tumulus du Paradis

Au cours de la construction de la rocade reliant le boulevard Pompidou à la route d'Arcis, un monument curieux a été mis à jour.

L'entreprise de travaux publics ayant soigneusement dégagé la couche de terre végétale, une terre très noire, à l'évidence de la tourbe séchée, on a vu apparaître une structure de pierre compacte ayant parfaitement la forme d'une assiette recourbée, d'un diamètre de 60 mètres, et abritant en son centre une mystérieuse cavité.

Immédiatement plusieurs spécialistes sont venus examiner cette découverte, se présentant comme des archéologues. Selon eux, on était en présence d'un tumulus, c'est à dire d'une tombe datant de 2700 ans environ. Cette version des faits a été présentée en détail dans le numéro 3 du journal local, le Petit Coeurlequin, auquel on se reportera utilement.

Depuis, les travaux ont été achevés, la route terminée, et le tumulus serait retombé dans l'oubli sans la perspicacité d'un journaliste de l'Est-Eclair qui tient absolument à garder l'anonymat.

Son attention fut d'abord attirée par un évènement fortuit : monsieur Jean Scapula, archéologue de renom et grand spécialiste de sépultures en tous genres ayant manifesté l'intention de visiter le site, fut éconduit sans ménagement par les chercheurs qui y travaillaient. Ces personnes avaient-elles donc quelque chose à cacher pour se priver ainsi des services d'un éminent collègue ?

Notre Reporter Génial se mit donc à la recherche de tous les renseignements concernant cette affaire. Il découvrit ainsi que cet emplacement avait été repéré depuis plus de vingt ans à cause de son influence sur les instruments de bord des avions. L'examen d'un papier retrouvé dans la poubelle de la chambre d'une responsable des fouilles lui apprit que la datation au carbone 14 permettait de faire remonter ce "tumulus" à 700 siècles avant J.-C. , et non 700 ans comme cela avait été annoncé. Or il y a 70000 ans aucun être humain ne peuplait encore notre région, et les connaissances techniques de l'époque n'auraient pas permis une telle perfection dans la confection d'un édifice circulaire de cette taille.

Enfin, si on a bien retrouvé un squelette sur place, c'est à l'extérieur du «tumulus» et non dans la cavité centrale. En examinant notre photo, chacun pourra constater que la forme et le volume de la boîte crânienne de l'individu ne rappellent en rien la tête de l'homme de Cro-Magnon.

Alors ?

Une seule explication s'impose : le «tumulus» du Paradis est en fait ce qui reste d'une soucoupe volante. Victime d'une avarie mécanique, le vaisseau s'est posé sur la surface traîtresse de la tourbière, qui était alors plus étendue que maintenant. Le pilote est alors descendu de son engin et s'est glissé en-dessous pour tenter une réparation : on remarquera à côté de lui une sorte d'outil très long portant une mystérieuse inscription. La soucoupe s'est alors enfoncée dans la tourbière, ensevelissant son malheureux pilote. Au contact de la tourbe, seules quelques traces de métaux et de céramique ont résisté, à l'emplacement où devait se trouver l'ordinateur de bord, dans ce qu'il faut bien appeler maintenant le poste de pilotage et non la chambre mortuaire.

Vous le comprendrez, cette découverte est un secret d'état. Maintenant vous savez, vous aussi. Surtout, ne l'ébruitez pas

 

Histoire vraie : Des photographies aériennes avaient montré l'existence d'un tumulus de grandes dimensions à proximité du hameau du Paradis. Ce site a été fouillé par des archéologues au moment de la construction de la rocade nord de Troyes. La chambre mortuaire ne recelait malheureusement plus rien, sans doute parce qu'elle avait déjà été fouillée par des pillards à une époque indéterminée. Un squelette a été retrouvé dans le fossé qui entourait ce tumulus. Les traces d'un habitat Gaulois ont également été mises à jour à proximité.