Histoire de Creney

1790 à 1795

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Extraits du registre de délibérations de Creney

(Archives de l'Aube, E dépôt 115/1)

1790

3 janvier 1790 : (noté au milieu des pages d'août) élection : Louis Mamert Maréchaux greffier; notables Louis Pley 46 ans, Jacques Finot le jeune 53 ans, Joseph Romajot 56 ans, Louis Molins 56 ans, Pierre Collet 49 ans, Pierre Nicolas Collot 45 ans. Merre Pierre Cuisin fils d'Edme. Procureur Denis Gublin 36 ans.

21 février 1790 : "La commission que vous avez fait passer aux syndics de Creney qu'il ordonne la nomination d'un nouveaux de municipalité savoir pour un maire et autre député pour être nommé à voix du crutin suivant la commission que vous nous avez fait passer ayant tenu une assemblée à la manière accoutumée le 21 février ayant appelé les voix des habitants les un après les autre pour représenter leur crutin dont les soufrage sétant réuni aux faveur de Nicolas Fajot et Jean Romajot pour lever les crutin en présence des habitans savoir après pour la nomination d'un président se sont réuni en faveur de monsieur labbée Valton deservant de Creney et pour merre Pierre Cuisin fils d'Edme et pour screter Edme Bersin et pour procureur Denis Gublin et pour greffier Louis Mamert Maréchaux fils de Claude et Louis Pley et Pierre Collet et Louis Molins et Joseph Romajot et Jacques Finot tousse de Creney et pour officiers civille la personne de Edme Cretolle et Louis Beuve fils de Joseph et Claude Robert et Jacques Roblin audit lieux nous soussigné sindic de la communauté de Creney et député et principaux certifions que les personnes ci dessus nommé ont prété leurs serment par devant le président et merre comme il ont promi detre fidelle à la nation et à la loy et aux Roye fait cejourd'hui vingt un février mil sept cent quatre vingt dix et avons signé Maréchaux greffier."

24 juin 1790 : "Acte d'assemblée l'an mil sept cent quatre vingt dix le 24ème jour du mois de juin avant midy en l'église paroissiale à la fin de la messe de Creney la garde citoyen et volontaire qui s'est former ledit jour audit Creney composée des officiers et sous officiers la liste qui suit scavoir

MM Claude Gobin commandant Edme Bersin capitaine Nicolas Aventin Bablin Jacques timothée Maréchaux sous lieutenants et secrétaire Louis Joseph Molins porte drapeaux Pierre Nicolas Maréchaux sergent major sous officiers Claude Beuve Gublin sergent fourier Claude Pierre Romajot sergent Jacques Alexandre Gobin caporal Jean Bte Beuve petit Jacques caporal

l'état des hommes porté au procès verbal officiers supérieurs six sous officiers six grenadiers dix huitte chasseur vingt volontaire vingt six qui fait an tout 76 soldats qui ont signé le procès verbal que tout est véritable."

Le vendredi 6 du mois d'août 1790 j'ai trouvé le sieur Félix à la chasse vue chassant traversant tous les emblaves et vignes et même les battant avec son chien et faisant des dégâts considérables de par huit heure jusqu'à onze du matin ce que je certifie véritable signé Gublin

Le lundy 9 présent mois nous Maréchaux ai vu trouvé le sieur Félix traversant battant avec son chien les emblaves et vignes du territoire de Creney depuis huit heures jusqu'à onze ce que je certifie véritable. A Creney ce 9 août 1790.

Vendredi 13 août : même rapport que le 9

dimanche 15 août : jour de Notre Dame d'Assomption nous garde nationnale après avoir entendu plusieurs coups de fusil avant la sainte messe et même pendant la garde nationale s'est détachée après la messe pour découvrir les quidams ayant trouvé sur les onze heure le sieur Félix et accompagné de Jean Bte Bersin et Claude Haubron de Creney et dudit berger du chataux de Vilchétif rentrant aux chataux ledit Félix avec son fusil et Haubron un carnier remplis de gibier ce que nous certifions véritable.

le 27 octobre jour des visite faite devant le maire et le procureur de la commune et autres membres de la municipalité et par devant Nicolas Mallet maître masson demeurant au Pont Sainte Marie, en cette visite nous avons trouvé la bouche du four de Claude Gublin défectueuse plus le puits de Jean Raoult plus la coife de Joseph Fiacre Bernard plus le puits de Jacques Alexandre Gobin plus la coife du four de Nicolas Aventin Bablin plus la coife du four de Claude Henry dont nous les avons sommé de les faire rétablir.

28 décembre 1790 : (noté au milieu des pages d'août) élection d'officiers municipaux : Joseph Gublin, Claude Gublin. Pierre Collet et Pierre Nicolas Collot, laboureurs et notables. Louis Denis Beuve.

 

1791

1er janvier 1791 : Conformément à la "loi du serment" votée par les députés le 26 novembre 1790 et acceptée par Louis XVI (après usage du fameux "véto"), l'abbé Valton est nommé curé de Creney, fonctions qu'il exerçait déjà depuis plusieurs années. La loi étant mise en application le 26 janvier, I'abbé Valton prête serment le 6 février (contrairement à la majorité de ses collègues). Le samedi 19 mars, il prête à nouveau serment et bénéficie alors du titre de fonctionnaire public.

Le 5 avril 1791, le registre de délibérations du canton de Creney indique qu'une dame de charité doit être nommée dans chaque commune du canton afin de venir en aide aux nécessiteux. Pour Creney, c'est Marguerite Bablin femme d'Edme Bersin, laboureur, qui est désignée. La fin de I'année est riche en réformes politiques : Louis XVI accepte la nouvelle constitution qui limite sérieusement ses pouvoirs. Les députés de l'Assemblée Constituante démissionnent, et il y a de nouvelles élections pour mettre en place l'Assemblée Législative. Dans la foulée ont lieu des élections municipales. Danton devient substitut à la mairie de Paris. A Creney, le 20 novembre, c'est Louis Beuve qui devient Maire avec 37 voix sur 60. (Le petit nombre de voix s'explique par le fait que les femmes et les pauvres n'avaient pas le droit de vote.)

 

L'an 1791, le 9 may à trois heures, La procession se faisant de la paroisse de Creney après les vêpres de manière accoutumée, après les stations faites, les paroissiens retournant à I'église après le Clergé, s'est trouvé venir derrière la dite procession une voiture attelez d'un chevalle sous poil briard dont était en laditte voiture mademoiselle Bertrand se disant de Ramerupt accompagnée d'un jeune homme, sans s'être détourné de laditte procession le voyant au devant et voulant passé au travers, son cheval s'emportant auquel pour éviter le mal qui aurait pu survenir dont s'est trouvé le nommé Jean Baptiste Degois un de ses paroissiens allant au devant pour éviter le mal ayant mis la main à la bride ne voyant les gens en laditte voiture se gêner s'est trouvé culbuté et renversé et tripé dudit cheval la teste cassé son habit haché et même se sentant blessé aux corps auquel ont arrêté ledit cheval et déposé au greffe de la municipalité auquel nous avons dressé le procès-verbal en présence de laditte demoiselle Bertrand...

Ayant entendue la partie blessée et la demoiselle qui s'est offert à satisfaire à tout ce qui aurait pu survenir dont elle a payé par accord fait à la partie blessée la somme de dix huit livres et une livre quatre sols pour l’amande faite de n'avoir arrêté...

1792

En France l'année 1792 se caractérise avant tout par le passage de la monarchie à la République. Dès le 1er janvier, un décret d'accusation est pris contre les nobles émigrés. Leurs biens seront confisqués le 9 février. Les prêtres qui refusent de prêter serment peuvent être déportés hors du royaume sur plainte de vingt citoyens actifs. Le 20 avril, la France déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie. A partir du 10 juin, on ne doit plus dire "monsieur" et "madame" mais "citoyen" et "citoyenne". Le 11 juillet, décret proclamant "La patrie en danger". Le 10 août, Danton fait attaquer les Tuileries : Louis XVI est enfermé à la prison du Temple avec sa famille. Du 10 août au 21 septembre, la situation continue à se détériorer. Enfin, le 21 septembre, la Royauté est abolie. Le 22 septembre sera le premier jour de l'an I de la République.

Le 13 février 1792 Jean Baptiste Merlot, recteur d'école, devient rédacteur du rôle des impôts par soumission au rabais.

Le jeudi 15 mars 1792, le registre signale la nomination de trois gardes mercillers : Edme Paris, manouvrier, Jean Baptiste Nicolas Fajot, laboureur, et Jean Baptiste Beuve Molins, bonnetier. Le même jour a lieu le contrôle des puits et fours :

- Claude Obron le jeune, le thuyot de la cheminée à remonter.

-Pierre Nicolas Collot, cheminée à raccomoder, puits à maçonner et remonter.

- Antoine Hérard, un mantaux de cheminée et sa lanterne, et à luy défense de ne chauffer son four ni faire du feu avant que ledit mantaux ne soit rétabli.

Le 9 avril, constitution de bataillons : celui de Creney comptera 104 personnes, celui de Pont Sainte Marie et Pont Hubert 146, celui de Mesnil Sellières 138, Lavau 65, Culoison 61, Sainte Maure 37 ( ce chiffre ne correspond pas à la population de Sainte Maure : est-ce plutôt 137 ?), Vanne 31, Vailly 100, Luyères 75, assencières 39. Au total près de 800 hommes pour le canton.

Le 26 août, l'abbé Valton prète le nouveau serment et reconnaît M Sybille comme évêque. Il renouvelle son serment le 20 septembre, "an 4 de la liberté et premier de l'égalité"

Le 3 octobre, Le conseille généralle de Creney fait fabriquer 60 piques suivant le modèle qui nous a été envoyé par l'administration du Directoire du District de Troyes.

Le 14 octobre, il est procédé à l'inventaire des meubles et ustensiles en or ou argent employés au service du culte.

Le 8 décembre, à Argentolle, sur réquisition de Edme Gobin, procureur de la commune, il est procédé au renouvellement du maire, du procureur, de deux officiers municipaux, de deux notables et d'un greffier. Ont été élus : Maire : Nicolas Pley (8 voix sur 10), Procureur : Jean Blondelle (5 voix), officiers municipaux : Pierre Baudin et Edme Gobin (6 voix), notables : Pierre Hugot (7 voix) et Jacques Gublin (5 voix), greffier : Louis Philbert (5 voix). (E dépôt 115/4)

Le 22 décembre, un arrêté du directoire exécutif de Troyes annule cette nomination du 8 décembre à Argentolle, sans autre précision.

 

Registres paroissiaux de Creney :

L'abbé Valton signe toujours les actes jusqu'au 28 octobre, date à laquelle on lit ceci :

"Clos et arrêté par nous, maire, officier municipal, procureur de la commune ainsi que par le greffier aujourd'huy 28 octobre 1792, l'an premier de la république française."

L Beuve, maire Joseph Gublin officier municipal

Bersin procureur Louis Denis Beuve greffier

 

Les actes sont ensuite faits à la maison commune et signés par Jean Baptiste Merlot officier public.

 

1793

En France, le moins qu'on puisse dire est qu'il se passe des choses !

En janvier. Louis XVI est jugé et guillotiné.

10 mars: institution du tribunal révolutionnaire. En mars également, création du Comité de salut public, au niveau national, et des comités de surveillance dans chaque commune, chargés de repérer les suspects et les traîtres à la Nation.

Composé de 9 membres dont Danton, ce comité de salut public sera ensuite dirigé par Robespierre qui fera guillotiner Danton, jugé trop mou,le 5 avril 1794, avant d'être lui même guillotiné le 28 juillet 1794...

17 septembre: loi des suspects permettant d'arrêter tous ceux qui semblent défavorables au régime nouveau.

27 septembre: loi du maximum, fixant un prix plafond pour les produits courants; ceux qui vendent plus cher peuvent être condamnés à mort.

19 novembre: les biens des accusés sont confisqués.

Durant toute I'année. la guerre civile s'amplifie en Vendée où la population reste fidèle à la royauté et à la religion catholique traditionnelle. Les derniers mois de 1793 et le premier semestre 1794 voient I'écrasement des chouans qui sont exterminés massivement; ceux qui le peuvent se cachent dans des régions plus calmes...

Extrait du registre de délibération d'Argentolle. Archives de I'Aube, côte E dépôt 115/5.

Le 10 mars 1793. sous la surveillance de Sansonny et Maréchaux commissaires du district de Troyes. tirage au sort des volontaires (pour s'engager dans I'armée).

Etienne Gublin, garçon (= célibataire) de 23ans, né natif de Creney, y demeurant, lequel a promis de servir la Patrie, a déclaré ne savoir signer.

Le 19 mai 1793. nomination d'un garde champêtre: ce sera Charles Chatriot. II recevra 3 sous pour chaque arpent de terre, 15 sous pour chaque arpent de vigne, 10 sous pour chaque arpent de bois, ozérées, et prés de la communauté de Creney et Argentolle. et 15 sous pour chaque arpent de bons prés du marais.

Le 30 frimaire an II (2O décembre 1793) le citoyen De La Porte et le citoyen De La Porte le jeune son fils ci-devant seigneurs d'Argentolle [leur] ont mis entre les mains 4 censiers et une partie d'un autre censier et le papier terrier de la ci-devant seigneurerie d'Argentolle dans lequel censier il fut trouvé le plus ancien commencé en 1522 et le dernier en 1789.

Le procureur de la commune a dit qu'en vertu des lois ledit censier devait être brûlé en présence de tous les citoyens, auquel il a été ordonné qui seraient brûlée dès le jourd'hui 30 frimaire troisième décade an 2 de la République.

Le 10 nivose an 11 (31 décembre 1793) le citoyen Léonard Jérôme Demarais déclare qu'il était décidé à prendre sa résidence à Argentolle, dans la maison de campagne appartenant au citoyen Pierre Vauchaussade.

Signalement: âgé de 47 ans et demi, taille de 5 pieds, cheveux et sourcils châtain gris, yeux gris et malade, nez aquilin, bouche petite, menton rond, front ordinaire, visage ovale, né le 26 mai 1746.

A la même date Pierre Vauchassade Chaumont prend sa résidence à Argentolle dans sa maison de campagne, ainsi que Jean-Baptiste Jeoffroy.

Signalement de Jeoffroy: 37 ans, 5 pieds 1 pouce, cheveux et sourcils noirs et crêpés, yeux noirs, nez long, bouche ordinaire, menton rond, front découvert, visage ovale.

Signalement de Vauchaussade: 66 ans, 5 pieds 6 pouces, cheveux et sourcils blonds, yeux gris, nez long, bouche moyenne, menton pointu, front découvert, visage long, né le 10 mai 1728.

 

Le comité de surveillance ( Archives de l'Aube, 4L10)

Contrairement à celui de Pont Sainte Marie, dont certains membres ont fait preuve de beaucoup de zèle, ce qui leur a valu des représailles de la part des habitants persécutés quand ils ont perdu leurs pouvoirs à la chute de Robespierre, le cahier du comité de surveillance de Creney se contente presque uniquement de mentionner une réunion chaque décade, avec à chaque fois l'élection du président et du comité, et l'indication qu'il n'y a rien à signaler. On y trouve malgré tout des renseignements intéressants.

Tablot des sitoyens composant le comité de surveillance

de la commune de Creney

 

Jean Raout président

Denis Gublin vice président

Edme Crétolle scrétaire greffié

Edme Bersin

Alexandre Jacques Gobin

Denis Beuve

Jacques Degois remplacé par Antoine Galoit

Nicolas Plé remplacé par Claude Molin

Jean Bte Beuve remplacé par Edme Dauvet

Nicolas Beuve

Joseph Fiacre Bernard

Louis Joseph Molin remplacé par Joseph Grua

Fait à Creney le 4 novembre 1793,

l'an deux de la res Publique une indivisible.

 

Etablissement de cartes civiques

Sous ce titre est présentée une liste de 102 hommes de la commune avec pour chacun son âge, sa taille, ses signes particuliers : couleur des cheveux, forme du nez... On y trouve par exemple Jean Bte Beuve, meunier à vent, et Jean Bte Merlot, recteur d'école.

1794

Registre de délibérations d'Argentolle :

9 février (20 pluviose an II) : accord entre les habitants de Creney et ceux d'Argentolle pour reprendre des terres au Moulinet venant de Jeanson de Saint Parres (émigré) et ayant appartenu aux habitants.

20 mars (30 ventose) : Moi agent nationale près la commune d'Argentolle certifie que l'arbre de la liberté a été planté le jour du décadit après avoir lue et publiée les décrets séance publique lequel arbre étant vifs fait et arrêté à Argentolle le 30 ventose l'an II de la République

8 juillet (20 messidor) : nomination d'un homme pour le transport au district de Troyes afin de réclamer un mandat de 30 livres à titre de secours et de bienfaisance nationale.

8 août (20 thermidor) : Fabrication révolutionnaire des salpêtres ( destinés à fabriquer la poudre ) Les buissons inutiles et nuisibles seront brûlés ainsi que les mauvaises herbes, et réduits en cendres, sans faire aucune dégradation dans les propriétés, et les cendres seront transportées aux magasins aux frais des citoyens.

14 septembre (28 fructidor) : Le ban des vendanves est fixé au quatrième jour complémentaire, 20 septembre 1794 vieux style.

16 novembre (25 brumaire) : Le citoyen Lutel, laboureur, devra se rendre à Arcis sur Aube au devant du magasin militaire le 25 brumaire an III pour y charger 20 quintaux de grain soit deux mille pesant et les conduire à Sedan et lui déclarant que le moindre retard il sera puni selon les loix. (Il conteste car ce n'est pas son tour)

 

Comité de surveillance :

25 février (7 ventose an II) : réquisition d'ouvriers pour finir le battage des grains.

10 mars (20 ventose) : parmi le texte des nouvelles lois, "ordre de planter un arbre de la liberté".

24 mai (5 prairial) : le comité se déplace chez les cabaretiers Nicolas Gelé et Denis Gublin pour taxer leurs stocks de vin.

Le même jour, contrôle d'identité de Louis Rourjot Bourgogne dit La Raillerie domicilié à Nogent Sur Aube.

29 mai (10 prairial) : le comité a trouvé trois femmes travaillant chez Gellez le jour du décadi . Le greffier note : [ ] regardons ledit Gellez comme rebelle. [ ) ne doivent pas ignorer que le jour du décadi sera faite lecture des lois et autres concernant les affaires de la République que les citoyens doivent observer.

Gellez est renvoyé devant le tribunal de la municipalité.

22 juin (4 messidor) : [ ] prions derechef de faire partager le marais de la ditte commune sous trois jours.

25 novembre (5 frimaire an III) : plainte du citoyen Claude Gublin, laboureur, qui dénonce Nicolas Gelez cabaretier, les bouteilles ne tiennent pas la mesure, et le pain qu'il vend à la livre.

 

Registre d'état-civil :

Une date : "le dimanche 14 pluviose" montre que le calendrier républicain a du mal à passer...

 

1795

 

Registre de délibérations d'Argentolle

29 mars : Nous maire avons requis le citoyen Lutel de se rendre demain 10 germinal devant la maison commune de Troyes avec sa voiture atelé de deux chevaux et garnie de paille pour conduire des convalaisant à Brienne

26 avril : Ordre d'ensemencer les terres provenant du ci devant Jeanson dans l'intérêt de la République sauf à faire rembourser les labours et semences par l'adjudicataire lors de la vente

17 mai : Louis Philbert et Edme Gobin doivent se rendre devant la maison commune de Troyes à cinq heures du matin avec leur voiture garnie de paille pour conduire des convalaisants à Vendeuvre et à La Villeneuve

11 juin : Nous maire avons requis les citoyens Jacques Gublin et Nicolas Bige homme de confiance du citoyen Rabiat Dusosset de se rendre devant la maison commune de Troyes avec leur voiture garnie de paille...

20 juin : Le citoyen Vauchaussade devra s'arranger avec les laboureurs de Creney pour conduire deux voitures attelées de trois chevaux avec des voitures à moissons pour conduite quatre milliers pesants de fourrage à Metz et autres lieux.

20 juin : L'an 3 de la République le 30 prairial est comparu à la maison commune d'Argentolle le citoyen Léonard Jérôme Desmarais ex chanoine lequel a déclaré qu'il se propose d'exercer le ministère d'un culte connu sous la dénomination de catholique romain dans l'étendue de cette commune et a requis qu'il lui soit décerné acte de sa soumission aux loix de la République.

5 juillet : Nous Edme Gobin maire et Jean Blondel officier municipal nous avons trouvé trois vaches pâturant dans les allées du bois appartenant à la citoyenne de Crussole dont deux sous poile rouge et l'autre sous poile noire et blant dont nous avons crié à qui les vaches auquel s'est présenté un petit garçon nous a dit être le fils du citoyen simon musique gardinier du citoyen pilliard aux ci devant châtaux de Saint Pare et dont nous le connaissant parfaitement bien lui avons dit pourquoi il faisait pâturée ses vaches dans lesdite allée nous a répondu qu'il ne le faisait pas exprès et il nous a dit que lesdite vaches appartenait aux citoyen Pilliard propriétaire du ci devant châtaux de Saint Parre.

27 septembre : partage des biens communaux.

 

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