La Confrérie du Carnaval de Creney

 

La confrérie regroupe les personnages indispensables au bon déroulement du Carnaval. Ils accompagnent le Bonhomme Carnaval tout au long de son dernier voyage : depuis son apparition en public jusqu'à son exécution rituelle et inéluctable.

 

Le juge, vêtu de rouge et de fourrure blanche.

Les avocats, qui ont abandonné leurs robes de moine pour une robe noire au jabot blanc et un chapeau de professeur anglais.

Le bourreau, tout de rouge vêtu, avec une large ceinture de cuir et une hache redoutable.

Les gardes, qui encadrent le fourgon cellulaire et veillent à prévenir toute tentative d'évasion.

Les tambours, qui ouvrent le cortège.

A ce groupe se joignent des bagnards, réquisitionnés pour tirer le char du condamné, un carabinier, un porte-bannière.

Enfin, il ne faut pas oublier les paillasses qui s'efforcent de combler le déficit potentiel de l'association.

Tous les costumes ont été confectionnés par les couturières du CRAC

 

LE CARNAVAL REVIENT, LES SOUFFL’A CUL AUSSI

Espèce en voie de disparition, le souffl’à cul est un drôle d’oiseau, mi-gratouilleur, mi-chatouilleur, qui ne se pose plus guère que dans deux ou trois lieudits de Champagne Ardenne, pour quelques heures seulement, avant de disparaître pour une longue année au cours de laquelle on suppose qu’il boit, mange, dort et se reproduit comme tout oiseau digne de ce nom.

La parade du souffl’à cul est autrement plus complexe et spectaculaire que celle du tétras lyre, du grèbe huppé ou de l’aigrette garzette. Tout commence par une sorte de procession, au cours de laquelle les souffl’à cul évoluent à la queue-leu-leu, à quelques centimètres les uns des autres, en poussant leur curieux cri : « Souffl’à cul, tralalalère… », sans se soucier des ornithologues qui s’approchent pour mieux les observer. Si l’œil vif de l’animal brille sur une tête blanche, noire ou rouge coiffée d’une curieuse aigrette retombant sur le côté, tandis que le reste du plumage est généralement blanc, ce n’est pas la taille ou la couleur qui distinguent mâles et femelles, mais bien des attributs autrement plus explicites : ainsi certaines créatures arborent-elles fièrement en avant de leur corps un curieux instrument pointu, tandis que d’autres portent une sorte de réceptacle malodorant. Au comble de l’excitation, le cortège éclate soudain, chaque individu semblant chercher quelque chose, et l’on comprend soudain le drame qui mène cette espèce à l’extinction : c’est vers d’autres arrières que ceux de leurs compagnes que les mâles dirigent leurs instruments, tandis que les femelles dépitées proposent leurs attributs aux individus de toutes espèces, ne s’attirant généralement que des cris de dégoût.

 

Nouveauté 2010 : un forum dédié aux souffl'à cul de France et de Navarre :

http://espritsoufflaculs.cultureforum.net/

On y trouvera des commentaires, des liens vers d'autres fêtes carnavalesques... du beau travail !

Les paillasses, à la tenue rembourrée, ont la lourde tâche de renflouer les caisses du C.R.A.C. pour couvrir les frais de cette fête gratuite.

 

 

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