Les statues

La Vierge à l'enfant

Cette statue du XIIIème siècle était accrochée au premier pilier du chœur à droite. Elle est en calcaire et a été repeinte plusieurs fois au cours des siècles. Fichot remarque que la position de l’enfant n’est pas courante : il est debout sur le genou de la Vierge.

Le 13 juin 1940, l’aviation allemande a lâché quatre bombes sur le centre de Creney, dont une a détruit la ferme Jolly située juste en face de l’église. Par chance les vitraux avaient été déposés en 1939, mais la violence de l’explosion a ébranlé l’église et à projeté les vitres et les remplages des baies à l’intérieur, ce qui explique l’état actuel de cette statue.

Sur la base mémoire du ministère de la culture, une photo prise avant 1894 nous montre cette même statue sur son socle, encore intacte.

(voir le lien vers cette base sur la première page "l'église de Creney)

 

La vierge aux donateurs

Cette grande statue de la Vierge (1,74 m de haut) est datée de la fin du XIIIème siècle selon l’inventaire des monuments historique. Pour certains connaisseurs elle serait plutôt du XIVème siècle. Le couple de donateurs est représenté agenouillé de chaque côté de la Vierge à qui ils ont offert un bouquet vers lequel Jésus tend la main.

Elle a été restaurée en 1979 par l’atelier Maimponte. Seuls manquent quelques doigts de l’enfant Jésus.

La peinture actuelle recouvre une polychromie ancienne.

 

Saint Jean Baptiste / L'éducation de la Vierge

Ces deux statues du 16ème siècle, classées, sont en mauvais état. Saint Jean Baptiste, en pierre, a perdu plusieurs fragments, la tête a été grossièrement recollée, et les polychromies successives sont très écaillées.

La statue de droite, en bois, est classée en "art populaire". Elle a été fortement attaquée par les insectes : il manque un bras de la Vierge et une bonne partie du livre tenu par Sainte Anne. La peinture actuelle, sans doute assez récente, recouvre une polychromie plus ancienne.

 

La Vierge de pitié

Ce très beau groupe sculpté en calcaire polychrome date du milieu du XVIème siècle. Il a également été restauré par l’atelier Maimponte en 1979.

Le drapé des vêtements, l'expression des visages sont remarquables, et cette oeuvre mérite qu'on prenne le temps de l'admirer, en se plaçant sous différents angles pour mieux apprécier le talent du sculpteur.

Saint Aventin

Cette statue en bois datée du XVIème siècle est inscrite aux monuments historiques avec la mention « art populaire ».

Grégoire de Tours (539 – 594) lui consacre un chapitre de « A la gloire des confesseurs ». Il indique qu’Aventin était un proche disciple et serviteur de l’évêque Loup, et qu’après la mort de ce dernier vers 479, il a poursuivi son action en prenant des captifs sous sa protection. Un maître qui avait promis de libérer des prisonniers après versement d’une somme d’argent « oublia » de leur rendre la liberté. Le doigt avec lequel il avait juré commença à lui faire très mal. La douleur s’étendit à la main puis au bras, et il mourut quand on le lui coupa. Sa femme qui conserva les prisonniers fut atteinte d’une douleur à la tête et mourut également, et les prisonniers furent ainsi libérés.

Un second texte anonyme du VIIIème siècle indique que Fidolus a été libéré par Aventin et qu’il lui a succédé à la tête du monastère d’Isle Aumont, Aventin retournant alors vivre en ermite dans une île de la Seine près de Verrières selon les préceptes du monastère de l’île de Lérins. Aventin mourut vers l’an 538 et fut inhumé à Troyes.

Enfin, selon la Vita Aventini, écrite sans doute au XIème siècle, Aventin aurait été l’économe ou l’administrateur de la maison de l’évêque. A ce titre, il était responsable de la réserve de vin, et " non seulement le niveau ne baissait pas mais quelquefois même il augmentait."

Aventin aurait également retiré une épine de la patte d’un ours, ce qui est représenté sur la statue de Creney. Curieusement, ce même miracle est aussi attribué à un autre Saint Aventin qui vivait en ermite au pied des Pyrénées et qui fut massacré par les Sarrazins en 732.

 

L'église abrite encore une statue ancienne, représentant un saint évêque. Cette statue est impossible à dater tant elle est en mauvais état : le calcaire s'effrite, il manque la tête, les deux mains, les pieds, et une partie du socle.

On pourra encore observer une petite vierge en bois du 19ème siècle, non classée, au dessus de la porte principale, et une grande Jeanne d'Arc de la sainterie de Vendeuvre placée entre les plaques portant les noms des habitants victimes des deux guerres, dans l'aile nord du choeur.

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