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Les fonts baptismaux

Cette cuve très travaillée date de la Renaissance. La gorge supérieure est garnie de mascarons antiques et de têtes de chérubins. La cuve est soutenue par quatre enfants nus. Le pied comporte quatre niches dans lesquelles on reconnaît les évangélistes, dont les têtes ont été martelées, sans doute à la Révolution. Deux énormes griffes s’étalent sur le socle en losange. Le blason du donateur figure sur le renflement de la cuve : il pourrait s’agir de Guichard, baron du Vouldy, qui aurait fait don de ce chef d’œuvre à l’occasion du baptême d’un premier enfant.

Dans sa statistique monumentale, Fichot indique que cette jolie cuve pourrait bien sortir des ateliers des meilleurs sculpteurs de l’époque, François Gentil et Dominique Le Florentin.

 

 La tombe de Jean de Creney et Marguerite de Brillecourt

Cette pierre est encadrée par l’inscription suivante :

Ci gisent honorables personnes et sages maître Jehans de Creney clers maîtres es ars et dame Marguerite de Bruillecourt sa femme lequel Jehan trepat lan Mccxlix (1349) et la ditte dame marguerite lan milccclxxv (1375)

Dieux leur face pardon de leurs pecchiez amen

Les deux personnages ont chacun un petit chien sous les pieds symbole de fidélité. Au bas de la pierre est représentée la famille du défunt, les hommes d’un côté et les femmes de l’autre. Du côté des hommes les costumes indiquent en première ligne un moine et un magistrat. Le moine est-il Etienne de Creney, frère de l’Hôtel-Dieu Saint Nicolas, décédé en 1378 ?

Ces deux défunts pourraient être les parents de Michel de Creney, qui a été procureur de la Nation de France puis précepteur du fils du roi Charles V, évêque d’Auxerre et confesseur du roi.

La pierre a été brisée à la Révolution quand les autorités ont donné l’ordre d’ouvrir les tombes pour récupérer le plomb des cercueils afin d’en faire des balles pour l’armée. Cette dalle a ensuite occupé différents emplacements dans l’église au gré des travaux de réfection successifs.

(Dessin de Fichot pour la statistique monumentale. Il est impossible d'obtenir une photo montrant tous ces détails.)

 

Le tabernacle de la chapelle nord

Ce tabernacle en bois doré et sculpté date du XVIème siècle. Il faisait à l’origine partie d’une tour eucharistique hexagonale, indépendante de l’autel. Quand Fichoyt a fait son inventaire après 1847, il a trouvé cet objet en dépôt dans un coin de la sacristie. A la fin du XIXème siècle il a été intégré dans un autel néo gothique placé dans le bas-côté nord de l’église. La petite porte décorée d’un calice a été ajoutée à cette époque en remplacement d’une grille ajourée.

Au cours de leur enquête de 2003, les experts missionnés par le conseil général pour réaliser l'inventaire de toutes les oeuvres du département n'ont pas su reconnaitre ce tabernacle et l'ont officiellement déclaré disparu !!!

 

Christ en croix

Daté du 18ème siècle et classé, il proviendrait d'une poutre de gloire utilisée autrefois pour séparer la nef du choeur de l'église.

Tableau sur toile

du 17ème siècle

Ce tableau classé qui a été restauré et réencadré représente la Vierge à l'enfant entre deux évêques. Il se trouve au-dessus de la porte principale.

Le reliquaire de

Saint Aventin

Ce reliquaire du 19ème siècle est un peu caché entre la statue de Jeanne d'Arc et l'autel de la chapelle nord. A l'origine il était surmonté d'une statuette du saint.

Des reliques de Saint Aventin ont été données à l’église de Creney et apportées en procession par les chanoines de Saint Etienne de Troyes le 7 novembre 1605. Fichot décrit un parchemin en mauvais état qui relatait cet événement, avec une vignette représentant les habitants de Creney, curé en tête, allant au devant de la procession des chanoines. Ce document qui était alors dans le grenier du presbytère a ensuite été conservé à l’évêché de Troyes. Il semble qu’un emprunteur peu scrupuleux ait « oublié » de le rendre…

Deux têtes mystérieuses

 

Les ogives de la chapelle des fonts baptismaux reposent sur ces deux têtes, l’une grotesque et grossièrement taillée, l’autre sérieuse et finement polie. Cette partie ayant été reconstruite en 1847, impossible de dire si ces deux têtes étaient là avant. Elles ne figurent dans aucun inventaire.

 

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